Abvent est fière de mettre en avant les talents de ses utilisateurs . Vous trouverez ci-dessous quelques témoignages qui présentent la façon dont vous utilisez ArchiCAD au quotidien, si vous souhaitez nous faire part du vôtre, cliquer-ici
ArchiCAD , c’est génial !
En 2ème année d’école d’architecture, je décidais de m’équiper en logiciel de CAO. J’ai logiquement commencé par faire le tour du marché : ne sachant que choisir, découvrant cet univers, j’ai hésité, enfin, pas très longtemps, car la plupart des étudiants en 3ème et 4ème années vantaient les mérites d’ArchiCAD ; alors, je me suis laissé influencer et j’ai choisi moi aussi ArchiCAD . Près de 2 ans plus tard, ne le regrette vraiment pas, bien au contraire, je me félicite tous les jours de ce bon choix !
Quelques heures d’apprentissage et bien vite je me suis régalé : ArchiCAD , c’est un outil super à manipuler. C’est fou que j’arrive à faire ! Je ne savais pas que l’on pouvait faire autant de choses avec un logiciel et j’en découvre tous les jours.
Pour les relevés 2D, les tracés filaires, la modélisation d’un projet jusqu’au moindre détail, c’est hallucinant de travailler dans de telles conditions d’efficacité ! J’avoue que cela m’a bien servi pour mon diplôme de fin d’études et même pour convaincre le Ministre de la Culture ! Pourtant, je n’avais, alors, qu’ArchiCAD 4.5, ce qui ne m’a pas empêché de faire tout ce que je voulais, tout ce qui me passait par la tête, en un temps record. Et en plus, je disposais de toutes les informations, l’axonométrie éclatée, tout le modèle 3D, tous les calques… dans un seul et même fichier.
C’est génial. Je sais, je vais me répéter, mais, les nouveautés d’ArchiCAD que je viens de découvrir, comme la technologie Idrop ou le pilote d’impression en pdf, c’est simplement génial.
Mario Basso / Architecte DPLG
Nouveau campus de l’université Paris 7 :
Le plus grand ensemble universitaire construit depuis Jussieu
Après 30 ans de cohabitation avec Paris 6 sur le campus de Jussieu, l'université Paris Diderot a commencé à intégrer ses nouveaux locaux proches de la Bibliothèque François Mitterrand, six bâtiments du projet sur dix étant aujourd’hui mis en service.
François Montarras, vice-président chargé de l’aménagement du campus Paris-Rive-Gauche nous explique les apports d’ArchiCAD , qui a été pour lui un allié précieux, particulièrement en tant qu’outil d’aide à la décision.
Dans quel contexte le projet Campus Paris Rive Gauche a-t-il été initié ?
Le Campus de Jussieu, que se partageaient les universités de Paris 6 et Paris 7 ainsi que l’Institut de Physique du Globe, posait des problèmes de fonctionnement et de saturation. Le projet de parachèvement initié en 1989 dans le cadre du plan U 2000 n’aboutira pas faute de préparation.
Ne disposant pas de données fiables ni même de plan actualisé du campus Jussieu, tout projet de parachèvement allait être très aléatoire et ne permettrait pas de justifier les diverses demandes des utilisateurs. Seul le besoin de construire une bibliothèque de lettres et sciences humaines était justifiable.
C’est dans ce contexte que je proposais au président de l’université Paris 7 de réaliser un cadastre des activités de l’université ainsi que les plans du gril d’Albert en utilisant des outils informatiques. J’avais convaincu mon Président que le seul moyen d’obtenir des moyens supplémentaires en matière de locaux était de disposer de bases de données et d’informations parfaitement maîtrisées.
Au milieu des années 90, nous disposions enfin d’un système d’informations qui comprenait une base plan numérique et une base de données relative à l’usage, aux fonctions et aux attributions des locaux aux différentes composantes de l’université.
Et le projet de déménagement est enfin formalisé ?
C'est sur cette base que sera lancé en 1995 le projet de déménagement de l'université. Nous avions anticipé le fait que la présence de l’amiante sur les ossatures métalliques ne serait plus admise très longtemps et qu’il fallait d’ ores et déjà prévoir les travaux de désamiantage . Ainsi, grâce à la maîtrise du cadastre et de la base plan nous avons pu faire apparaître le fait que, compte tenu de l’imbrication des différentes activités des trois établissements occupant le campus, le chantier de désamiantage ne pourrait être mené que si on libérait une surface conséquente de locaux. Or le cadastre faisait apparaître que l’université Paris 7 occupait un tiers des locaux de l’ensemble du campus dont la moitié du gril d’Albert qui était le bâtiment concerné par l’amiante. Cette constatation assortie de la conviction que le désamiantage conduirait inéluctablement à la réhabilitation complète du bâtiment et que les coûts monstrueux de location de locaux de relogement provisoires (équivalents à terme au coût de constructions neuves) m’avait permis de convaincre le Président de l’université de décider la construction pure et simple d’un nouveau campus.
Comment ArchiCAD a-t-il était intégré au projet dès ses débuts ?
Comment fait-il partie intégrante de votre processus de travail ?
ArchiCAD a été un outil précieux à plusieurs titres.
D’une part, grâce à sa capacité à élaborer un projet en 3D, ce qui est extrêmement pratique pour faire les études de faisabilité et étudier les capacités constructives des parcelles au regard des différentes contraintes réglementaires.
D’ autre part, grâce à sa capacité à produire des documents permettant de communiquer de manière intelligible avec, en premier lieu, l’équipe de direction de l’université mais également avec la tutelle et l’ensemble de la communauté universitaire autour d’images explicites.
Ainsi, un dialogue continu entre programmes et faisabilité a permis de prouver la pertinence des propositions mises au point tant dans la structuration du projet universitaire que dans la participation du projet universitaire à l’élaboration du projet urbain.
À quel point fait-il la différence au niveau de la prise de décision ?
Traduire un programme en modélisation grâce à une simulation 3D, change tout.
Les décisions initiales à prendre, pour oser engager un chantier d’une telle ampleur, réunissant de multiples partenaires – État, Rectorat, maître d’ouvrage délégué, architectes, Université, Ville, Région, aménageurs, Établissement public du campus de Jussieu – n’ont pas été prises au long de fleuves tranquilles.
Je ne serais jamais parvenu à convaincre un public aussi varié sans avoir vérifié à partir des modélisations 3D d’ArchiCAD la faisabilité de chaque bâtiment. Travailler en 3D aide largement à comprendre l’environnement d’un projet et à entrer au cœur du processus. Pour ce faire, ArchiCAD dispose d’outils de rendu d’un réalisme saisissant.
Quelles étaient vos priorités pour le nouveau campus ?
Ne pas recréer une enclave comme celle du campus Jussieu. Ainsi, malgré l’ampleur du projet (155 000 m2 SHON), il a été décidé de déployer l’université sur une dizaine de bâtiments de masses raisonnables, plus ou moins connexes, se mélangeant aux autres immeubles du quartier. Pour contribuer à la diversité architecturale et créer des identités propres à chaque construction, l’université a jugé nécessaire de confier chaque bâtiment à un architecte différent. Par ailleurs, avant le lancement par le Rectorat des opérations qui lui incombaient en tant que Maître d’ouvrage, elle a effectué un travail de programmation rigoureux de l’ensemble des bâtiments dans le souci de conjuguer structuration de l’espace urbain et structuration de ses activités.
Réinvestir des immeubles anciens faisant partie du patrimoine industriel parisien, dessiner l’avenir en s’adaptant à l’existant, mélanger la réhabilitation et les constructions neuves, s’inscrit naturellement dans la culture pluridisciplinaire de l’université Paris Diderot. Dès la première visite des lieux, l’université a été convaincue que les Grands moulins devaient accueillir la bibliothèque – lieu emblématique de l’université - et qu’il fallait reconvertir la Halle aux farines en immeuble d’enseignement centralisé (amphithéâtres, salles de travaux dirigés, etc.).
Répartir les activités de l’université dans un ensemble de bâtiments disjoints, c’est aussi choisir de réinvestir la rue à partir du foisonnement de la circulation des usagers de l’université entre les immeubles. Pour conforter cette démarche, l’aménagement des rez-de-chaussée a été conçu pour contribuer à l’animation de la rue à partir d’activités de services aux usagers et d’emprises inaliénables réservées à des activités commerciales et culturelles indépendantes.
Quelle a été la tranche la plus difficile à réaliser ?
En fait, ce sera celle à venir, la seconde, qui va être réalisée à partir d’un contrat de partenariat (PPP)
Ce projet doit intégrer l’aspect architectural, économique et la faisabilité technique liée à l’intégration des lignes de TGV qui doivent traverser le socle de trois des bâtiments prévus. Ainsi sur la même parcelle, deux voies de TGV côtoient un gymnase et trois étages de parking, le tout dans un environnement urbain fonctionnant sur plusieurs niveaux.
Une nouvelle fois, la maquette en 3D d’ArchiCAD s’est révélée être un fantastique outil d’aide à la décision. Elle a permis à tous les intervenants d’avoir une conscience précise de ce que seraient ces bâtiments, de la manière dont ils seraient structurés et s’intégreraient au site existant.
Sans cela, comment aurais-je pu les convaincre ? Comment serions nous parvenus à trancher entre les différentes options et à prendre une décision ? Je ne sais pas.
Quel est aujourd’hui le profil de ce nouveau campus ?
Couvrant 154 000 m2 SHON, le projet de l’université Paris Diderot - Paris 7 regroupera les Lettres et sciences humaines et les Sciences sur un seul site, ce qui fera de notre université un lieu de formation et de recherche privilégié sur la place de Paris. Ce projet sera complété par l’installation de l’École d’Architecture « Val de Seine » et de l’INALCO.
Ainsi, un grand projet de construction universitaire pourra être mené à son terme dans des délais raisonnables, contribuer à la résolution des problèmes du campus Jussieu, prouver qu’il existe un avenir pour les universités dans Paris en dehors du quartier latin et offrir à la recherche et à la formation dans l’enseignement supérieur des équipements pérennes dignes du vingt et unième siècle.
À l’issue de ces opérations, l’université Paris Diderot aura restitué 80 000 m2 utiles sur le campus Jussieu, les locaux dont elle disposait dans le bâtiment Censier et les immeubles situés rue Charles V. Ceci va ouvrir des opportunités de restructurations pour l’ensemble des universités parisiennes ainsi que l’occasion de réaliser de nouveaux équipements pour la vie étudiante.
Comment ArchiCAD facilitera-t-il le futur programme de développement des locaux universitaires parisiens en général ?
Un plan d’action doit être réalisé rapidement.
Dans ce contexte, ArchiCAD peut être utilisé en amont, dès l’étude de faisabilité. Il faut faire l’état des lieux, l’état des besoins et les traduire en termes de programmes appuyés sur des études de faisabilité.
Ensuite, en partant de ces dernières, il faudra établir des maquettes numériques simplifiées des avant-projets intégrés dans les sites.
Bref, Il faudrait reprendre une procédure qui a fait ses preuves sur le campus de Paris Rive Gauche.
ArchiCAD et HyperConstructeur :
de la conception à la réception des travaux
Bien loin de l'effet de mode actuel, Bozon Constructions édifie des maisons en bois depuis une vingtaine d'années. "Nous utilisons le bois et la technique du lamellé collé pour obtenir le design voulu pour nos maisons haut de gamme, pas l'inverse,"
souligne Fabrice Gibert, Directeur Général de la société.
Il nous explique pourquoi il a fait clairement le choix du duo ArchiCAD / HyperConstructeur, ensemble totalement intégré au processus de fabrication.
Pouvez-vous nous situer Bozon Constructions dans son environnement de groupe ?
Louis Dunoyer fonde sa société en 1954, son activité repose alors sur la menuiserie, l'agencement, les charpentes ...
Dans ce domaine réservé, Dunoyer va se tailler au cours des décennies une renommée à la dimension de son exigence de qualité. Sa performance lui a permis d'évoluer vers la réalisation de différents types de constructions bois : écoles, bureaux, bâtiments industriels et agricoles, refuges d'altitude...
En 1985, la société démarre l'activité maisons, sous la marque AXE&D dont le concept original de construction, bois et verre, s'impose très vite auprès d'une clientèle recherchant à la fois création architecturale et qualité.
En 2000, le rachat de la marque Bozon Constructions ouvre de nouvelles perspectives de développement à travers une gamme de villas contemporaines.
Axe&D et Bozon Constructions forment une véritable alliance autour de la société Dunoyer et permettent de l'identifier comme un groupe qui compte parmi les meilleurs sur le marché de la construction bois.
Pour vous, le choix de la construction bois - tel que vous le concevez - ne correspond en rien à l'effet tendance actuel ?
Certainement pas. Cela fait plus de 40 ans que nous avons fait le choix du bois et notre métier d'origine, c'est la menuiserie.
C'est cette véritable culture d'entreprise, au plus proche de ce matériau noble, qui assure à nos clients une connaissance complète de la chaîne de fabrication et surtout une production totalement effectuée dans nos ateliers. Cette organisation est source de rapidité et de qualité.
Les trois architectes de notre bureau d'étude associent leur maîtrise technique et leur style dans des créations que l'on reconnaît du premier coup d'oeil.
Comment se développe la créativité architecturale dans le cadre d'un module de base commun à toutes vos maisons ?
A partir de ce module et du même système constructif, nous proposons à nos clients quatre lignes d'architecture très distinctes.
De plus, nous développons deux marques qui couvrent une large gamme de budgets :
• entre 200 et 400 000 euros, nous faisons des adaptations de modèles ;
• entre 400 et 500 000 euros, nous personnalisons les maisons. Ces deux premiers types de budgets concernent Bozon Construction.
• au dessus de 500 000 euros, nous passons à la marque Axe&D et proposons des systèmes multiples aux niveaux dimensions, structure, aménagements.
Comment avez-vous été amené à choisir ArchiCAD comme logiciel de conception ?
Quand je suis arrivé dans l'entreprise, les architectes travaillaient pour moitié à la main et pour moitié avec un logiciel spécifique bois. Les charpentiers ne connaissaient pas ArchiCAD avec lequel j'avais été formé durant mes études à l'EACF.
Étant maintenant dans une approche plus constructeur qu'architecte, de quoi avais-je besoin ? D'une part, d'un logiciel capable de réaliser de la modélisation 3D et, d'autre part, capable de récupérer toutes les infos techniques du projet pour les traduire en métrés puis en coûts, d'une manière parfaitement automatique. Dans ce cadre, le duo ArchiCAD et HyperConstructeur s'est imposé de lui-même.
Nous n'utilisons pas ArchiCAD au maximum de ses possibilités. Nos constructions sont conçues autour du "poteau poutre" qui reste un cadre assez rigide. En fait, notre équipe a élaboré un grand nombre de bibliothèques d'objets en propre qu'elle utilise à loisir en fonction des différents projets. Nous concevons nos maisons en maquettes virtuelles qui constituent déjà en fait un travail de pré production. Cela nous permet de travailler vite, efficacement, et de pouvoir disposer d'une maquette 3D à présenter au client.
Comment HyperConstructeur constitue-t-il le complément idéal d'ArchiCAD ?
HyperConstructeur est à la fois un gestionnaire, un organisateur et un outil de production.
Une fois la maquette 3D finalisée, HyperConstructeur génère un descriptif : à chaque élément ArchiCAD sont liées plusieurs lignes de descriptifs, les fameuses "trois colonnes" (notice 45.1) dont le contenu est défini et imposé par le législateur.
Au final, HyperÉconomiste nous sort automatiquement le prix exact de la maison, et ce en moins d'une demi heure à une heure au plus, selon les cas. Sans ce logiciel, le même travail prendrait une journée et, de surcroît, comporterait nettement moins de précisions.
Quelles sont les différences fondamentales entre CMIste(constructeur de maisons individuelles) et architecte ?
C'est très simple. En école d'architecture, on se projette dans un univers de création dans lequel l'aspect financier est assez flou.
D'ailleurs, aucune formation ne porte sur le métré qui se situe pourtant au centre du processus de réalisation d'un ouvrage : métrer, c'est aussi savoir faire un devis ou contrôler les dépenses, pouvoir estimer tant les quantités de matériels que la main d'oeuvre nécessaire... Autant de points fondamentaux dans l'activité d'un constructeur qui ne sont pas forcément traités par un architecte.
HyperConstructeur 2008 a été complètement refondu. Que pensez-vous de cette nouvelle structuration ?
Nous travaillons avec HyperArchi depuis des années et cette refonte du logiciel complété d'aménagements spécifiques à notre métier de constructeur présente un véritable intérêt et correspond à de vrais changements.
Parlons tout d'abord de la structuration en un seul bureau central et quatre modules.
L'idée d'un bureau central que l'on déploie gratuitement dans toute la société, qui rassemble toutes les informations de base internes et externes et qui est accessible à tous les collaborateurs est excellente. Cela permet d'avoir une vision globale des projets et améliore notamment la gestion des intervenants multiples de chaque programme.
Nos commerciaux y sont reliés et l'utilisent pour accéder à leurs contacts, gérer leurs rappels...
Les quatre modules, Organisation, Facturation, Gestion de chantier et Appel d'offres couvrent l'ensemble de nos besoins.
Qu'en est-il des nouvelles fonctionnalités ?
Parmi les plus intéressantes, je pense au module Organisation qui met à ma disposition un tableau de bord complet pour la maîtrise et l'administration de ma société, de son plan de charge et par là même de sa rentabilité. Il me permet d'organiser et de gérer les tâches des intervenants extérieurs comme celle de mes collaborateurs.
Je trouve également très utile la gestion du versionning, soit de l'évolution des phases, avec l'historique des différentes versions des documents du bureau, internes comme externes.
Enfin, je souligne la personnalisation plus poussée de la version 2008 qui permet notamment un paramètrage des droits d'accès plus complet.
ARCHICAD ET ARTLANTIS :
DES PROJETS COMPLEXES AUX PLUS SIMPLES
Le Virtual Building et l'image de synthèse font parties intégrantes du processus de création de l'agence Paul-Eric Vogel et ce, depuis vingt ans.
Philippe Caron, architecte du cabinet depuis ses débuts, nous expose pourquoi et comment.
L'agence Vogel a été l'un des pionniers de la modélisation 3D. Comment l'histoire a-t-elle débutée ?
Fondée en 1988, l'agence Paul-Éric Vogel a, dès sa création, fait le choix de l'informatique qui en était à ses balbutiements. à l'époque, elle n'avait même pas droit de cité dans les écoles d'architecture.
Il était pourtant évident pour nous que la 3D allait révolutionner notre manière de travailler, qu'elle allait représenter à la fois une technique de création nouvelle et des gains importants de productivité.
En ces périodes d'avant 1990, les logiciels 3D étaient très lourds, mais, malgré cela, ils nous permettaient de faire des modifications de plans bien plus rapidement que manuellement. Nous n'avons pratiquement jamais fait de maquettes, uniquement de la 3D.
Pourquoi ArchiCAD tout particulièrement ?
Nous avons fait le choix d'ArchiCAD après avoir abandonné un autre logiciel 3D. Ce qui a guidé notre décision : ArchiCAD - à l'époque en version 6 - avait la même infrastructure que son prédécesseur tiers, ce qui représenterait un gain de temps en adaptation, il répondait à l'ensemble de nos besoins et, de plus, il formait avec Artlantis un duo de choix.
Aujourd'hui, au départ d'un projet, du plus complexe au plus simple, nous travaillons en 3D dès les premières esquisses.
ArchiCAD est totalement intégré à notre processus de création et d'évolution de chacun de nos projets.
Vous décernez une mention particulière au Team Work d'ArchiCAD. Dans quel contexte ?
Cette technologie introduite par ArchiCAD nous est indispensable pour les grands projets. Je pense notamment à une université privée que nous avons réalisée pour Véolia à côté de Cergy-Pontoise. Cet immense centre de formation qui fonctionne en partenariat avec l'État assure un enseignement très large en direction des jeunes ainsi que des formations continues et professionnelles pour les cadres de Véolia.
L'université regroupe dix bâtiments indépendants et grâce au Team Work d'ArchiCAD, chaque architecte de l'agence travaillait sur un bâtiment, en parfaite cohésion avec l'ensemble.
Votre agence est également une fidèle d'Artlantis. En quoi continue-t-il à répondre à toutes vos attentes ?
Les logiciels d'images de synthèse auxquels nous nous sommes intéressés avant Artlantis étaient si lourds et si complexes que l'on ne s'en servait pas.
Et puis, lors d'une visite sur Apple Expo, nous avons assisté à une démo d'Artlantis et nous avons été littéralement "bluffés". Artlantis était le logiciel qu'il nous fallait, parfaitement adapté aux besoins des architectes.
Il ne nécessite aucune compétence particulière en infographie et son apprentissage est très rapide ; il se maîtrise en quelques heures de pratique avec son interface graphique on ne peut plus simple et intuitive.
En quoi le duo ArchiCAD et Artlantis optimise-t-il les relations avec vos clients ?
Que notre client soit un promoteur immobilier, une grande entreprise privée, ou un simple particulier, il a besoin d'avoir une vision du projet de l'architecte aussi proche que possible de la réalité afin de prendre une décision éclairée.
Avec ArchiCAD et Artlantis, le binôme est quasi parfait et constitue un véritable outil d'aide à la décision.
L'agence est-elle axée sur un type particulier de projets ?
Notre activité reposait, à l'origine, sur la construction de logements, avec autant d'opérations d'immeubles privés haut de gamme que de projets d'ensembles de logements sociaux, la construction neuve comme la rénovation lourde d'établissements scolaires et universitaires, de centres de formation et de projets culturels.
Notre champ de travail s'est développé également dans le secteur des bâtiments industriels, avec des projets d'atelier de maintenance de véhicules lourds.
Bref, tout cela nous a permis d'acquérir une très bonne expérience des programmes complexes, recevant du public, ou réalisés en site occupé.
Notre équipe, uniquement composée d'architectes, fonctionne sur la base d'une organisation "horizontale" qui permet à chaque collaborateur de suivre tous les stades d'évolution du projet dont il a la charge, pour favoriser son investissement personnel et garantir la qualité du suivi des opérations.
Des architectes sont donc plus ou moins spécialisés, mais l'agence n'est pas axée sur un développement "monolithique".
Vous avez donc diversifié vos activités. Quels sont les projets en cours ? Qu'en est-il plus particulièrement de celui d'une "petite ville" aux Émirats Arabes Unis ?
En effet, nous avons l'occasion de décliner notre savoir-faire sur de nouveaux marchés. à titre d'exemples, nous concevons actuellement une résidence de tourisme à Zinal en Suisse, nous avons participé à des concours variés comme une usine de traitement des eaux - au Blanc-Mesnil - ou un ensemble d'hôtel et bureaux pour l'achèvement de la place de l'Union Européenne à Massy. A Abu Dhabi, l'un des états émiratis, nous avons réalisé une étude de faisabilité qui portait sur la conception d'une véritable petite ville d'une capacité de 42 000 personnes regroupant logements d'ouvriers, de techniciens et de cadres. Cet ensemble est destiné à accueillir les nombreux travailleurs émigrés dont le développement immobilier du pays a besoin. Il est divisé en quatre quartiers autonomes pourvus de commerces, banques, restaurants, espaces sportifs et mosquées.
Il est complété par les indispensables services communs : caserne de pompiers, hôpital, commissariat, cuisines et laveries centrales ainsi qu'un centre de traitement des déchets. Là encore, les solutions Abvent ont prouvé leur efficacité.
Architecture «montagnarde»
DE LA SAVOIE À LA SIBÉRIE
Fils et petit fils d’architectes, Jean-Philippe Velghe-Michaux, à l’époque jeune diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux Arts, quitte Paris en 1979 pour s’installer à Courchevel. Ses motivations : l’amour de la montagne et l’intérêt pour une architecture savoyarde bien spécifique. Celle-ci a largement évolué en 30 ans, tout comme ses projets qui se sont diversifiés.
Quelle est la démarche qui vous a conduit à la modélisation 3D ?
Durant mes études, les cours d’informatique étaient loin d’être inscrits au programme. En cas de besoin, nous allions au ministère de l’Écologie, près du Panthéon. L’ordinateur, soit l’« unité centrale », occupait une pièce à lui seul. Une autre époque…
En fait, j’ai toujours été amoureux du trait et avec la CAO, sa qualité, comme celle du rendu global d’ailleurs, sont inégalables. N’ayant pas le temps moi-même d’apprendre à manier parfaitement l’outil informatique, j’ai décidé d’investir à partir du moment où j’ai trouvé le bon collaborateur qui allait être capable de modéliser mes conceptions. Il y a une quinzaine d’années, j’ai embauché une assistante qui sortait d’un bureau d’ingénieurs et avait été formée à la CAO. Ensuite, il ne me restait plus qu’à me renseigner sur les différents logiciels disponibles sur le marché. Le choix d’ArchiCAD, à ce moment-là en version 6 ou 7, s’est imposé très rapidement grâce à un éclairage commercial mais aussi technique fort avisé.
Que vous apporte ArchiCAD ?
Pour les projets complexes, la modélisation 3D est tout simplement indispensable. Après une conception en quelques traits de dessin à la main, nous rentrons très vite en informatique et, dès lors, nous n’hésitons plus à nous remettre en question et à changer, modifier, bref, à optimiser.
Au niveau du trait, terriblement important pour moi comme je vous l’ai déjà précisé, la sortie informatique est parfaite, belle, précise, sans bavures !!!
À l’autre bout de la chaîne, j’apprécie également la praticité de la conservation de documents numériques, évitant des stocks d’archives encombrantes.
Et pour la communication avec vos clients ?
Nous travaillons dans des domaines variés : chalets, hôtels, appartements, programme d’hôtellerie en chalets, résidences, logements sociaux... avec des donneurs d’ordre n’ayant pas en général de vraie culture architecturale. Dans 95 % des cas, nos clients ne savent pas lire un plan mais ne veulent pas forcément le reconnaître. Ainsi, ils ne réagissent en général pas à ce stade puisqu’ils ne se rendent pas compte de ce que sera le bâtiment une fois construit.
C’est pourquoi je tiens absolument à ce que nos clients puissent visualiser leur bâtiment avant le début des travaux, qu’ils puissent l’étudier sous tous les angles. S’ils attendaient autre chose et souhaitent que nous fassions des modifications, c’est on ne peut plus facile à cette étape du projet.
Il n’est pas du tout recommandé d’attendre que le bâtiment soit fini...
Quelles sont les spécificités de la construction en montagne ?
Construire en montagne présente deux difficultés particulières. Tout d’abord, nous concevons toujours dans du relief et du dénivelé, par la force des choses, et la plupart du temps sur des lieux s’inscrivant dans un paysage apprécié. Cela implique un strict respect de la réglementation sur les hauteurs et une prise en compte attentive de tout ce qui se rapporte à l’insertion des bâtiments dans le site.
Ensuite, notre saison de construction se déroule entre début mai et fin novembre. Cela implique des plannings très serrés et une grande vigilance en amont sur les délais car un retard d’un mois en montagne peut devenir en fait un retard de près d’un an. L’expérience reste le meilleur moyen d’éviter bien des soucis techniques et financiers. Celui qui n’a jamais bâti en montagne le découvre souvent à ses dépens.
Comment la construction a-t-elle évoluée à Courchevel ?
Cela tient tout d’abord à l’évolution de la population fréquentant Courchevel. Encore relativement simple et familiale il y a une vingtaine d’années, la clientèle de la Station s’est peu à peu sophistiquée et l’architecture exigée a suivi bien logiquement la même tendance : des projets bien plus complexes et donc bien plus coûteux. Parallèlement, la réglementation sur les constructions en montagne est devenue beaucoup plus compliquée. Les demandes de permis de construire notamment doivent être de plus en plus précises et détaillées. La rigueur était déjà très forte auparavant, elle est totale à présent. D’où l’intérêt d’avoir des solutions logicielles en rapport avec ce qui est exigé.
Parlez-nous de votre expérience sibérienne ?
Depuis les années 1990, Courchevel est devenu un lieu de villégiature très prisé d’une clientèle russe aisée. L’un de ces résidents, dont j’avais déjà été l’architecte, aimait beaucoup la Station et voulait que je la reconstruise à l’identique ou presque en Sibérie.
Après cinq heures de vol depuis Moscou suivies de trois heures de 4 x4 sur des chemins approximatifs, nous sommes arrivés à Sheregesh : un désert blanc ponctué de deux remontées mécaniques vétustes. Il fallait beaucoup d’imagination pour voir ce que pourrait être une station de sports d’hiver capable d’accueillir des championnats du monde à cet endroit...
J’ai monté une équipe de spécialistes français avec notamment un géomètre et une société spécialisée dans l’élaboration de pistes de ski (aux normes très codifiées). Ensemble, nous avons élaboré un projet d’urbanisme découpé en petites zones.
Ensuite, nous sommes retournés sur place, cette fois au printemps, pour constater l’avancement des infrastructures. En cette saison, la Sibérie évoque davantage, par un contraste surprenant, les pays tropicaux (moustiques, serpents, …). que les Alpes.
Avec les investissements massifs que les autorités russes vont réaliser pour faire de la station de Sheregesh un complexe de sports d'hiver de classe mondiale prêt à accueillir les Jeux Olympiques d’hiver de 2014, notre projet sibérien semble un peu au point mort depuis quelques mois. Nous verrons.
En 2009, vous réalisez un important projet à Courchevel…
En effet, il s’agit de la construction de l’ensemble hôtelier le « K2 », comprenant un hôtel cinq étoiles entouré de chalets de grand standing sur le site de Courchevel 1850.
Il faut savoir que la Station de Courchevel est répartie sur cinq villages dont le lieu-dit « Courchevel 1850 » (en réalité situé entre 1760 et 1900 mètres) est le plus prestigieux. Avec son domaine somptueux aux aspects variés, les coûts immobiliers y sont les plus chers de France. La clientèle est internationale, les terrains à bâtir très rares et la demande très forte.
Piloter un bâtiment depuis une maquette au format IFC
Pionnier de la modélisation 3D, Thierry Parinaud a fait le choix de l’informatisation dès 1985. L’objectif est alors simple et le restera : avoir la capacité de concurrencer des agences beaucoup plus importantes. Ses priorités actuelles : le développement durable au travers de projets montés en collaboration avec le réseau Qualité & Architecture et les IFC dont il assure la promotion au sein de Mediaconstruct.
Quelles sont les motivations qui vont ont poussé vers la modélisation 3D ?
Après mes études, j’ai travaillé en agence de 1980 à 1984, avec des calques et des Rotring. À l’époque, l’UNSFA lançait une vaste campagne nationale intitulée : « Une agence, un ordinateur » et quand je me suis mis à mon compte avec mes associés en créant Studio 4, nous avons investi dans des Mac et des logiciels de dessin. En effet, nous voulions pouvoir concurrencer des agences plus importantes : nous n’avions qu’une seule solution, nous informatiser. Ainsi, à deux ou trois, nous produisions autant que si nous étions une dizaine. Cela n’a pas changé depuis d’ailleurs.
Pourquoi avoir choisi ArchiCAD ?
Il s’agit d’un logiciel simple d’utilisation. Il me fait penser à un jeu de Légo dont on assemble les pièces. Il devient de plus en plus riche au fur et à mesure des années et je pense ne l’utiliser qu’à la moitié de ses capacités.
Je ne conçois rien sans ArchiCAD. Il est de tous mes projets, qu’il s’agisse de bâtiments complexes comme de maisons individuelles. Pour ces dernières, en général, je ne fais même pas d’esquisse avec SketchUp ; je travaille directement dans ArchiCAD. Après tout, qui peut le plus peut le moins.
Outre ses capacités de modélisation, ArchiCAD simplifie largement les rapports avec les clients. Il permet de présenter à ces derniers, en amont, une maquette qui est une réplique exacte de ce que sera le bâtiment une fois construit. Les donneurs d’ordre peuvent donc se rendre compte, dans les détails du projet, si celui-ci correspond à leurs attentes ou pas. Si des adaptations ou des changements sont à faire, il est quand même préférable de les réaliser au niveau de la maquette plutôt que lorsque le bâtiment est construit...
La version 12 vient de sortir. Quels en sont les points forts adaptés à vos attentes ?
Trois des diverses nouveautés ont retenu mon attention.
Tout d’abord, cette version exploite pleinement les capacités des processeurs multicœurs durant tout le processus de modélisation et de documentation. La vitesse de calcul et d’affichage a été facilement multipliée par quatre ou cinq et le gain de temps est particulièrement sensible dans les navigations en 2D ou en 3D, dans les calculs du modèle 3D, des façades et des coupes avec ombres portées.
Ensuite, l’affichage sélectif des structures permet maintenant de travailler à la création des murs et des dalles composites tout en choisissant d’afficher la structure seule.
Enfin, il faut souligner le générateur d’escaliers. En effet, l’outil StairMaker a considérablement évolué en étendant les réglages disponibles pour permettre de paramètrer l’affichage en plan des escaliers, conformément aux normes en vigueur, ainsi que pour personnaliser les réglages de l’interface utilisateur.
Je suis en train de découvrir une nouvelle fonctionnalité intéressante : les murs rideaux.
Dans quels secteurs Studio 4 intervient-il ?
Deux essentiellement au départ, les équipements publics (établissements scolaires, maisons de retraite...) et les bâtiments industriels (bureaux, entreprises...).
Depuis cinq ans, nous nous sommes diversifiés dans les maisons à ossature et bardage bois en collaboration avec les menuiseries Lefort, spécialisées dans le domaine depuis 40 ans. Auparavant les plans d’occupation des sols interdisaient le bois et donc les maisons en bois. De plus, les maisons individuelles sont réalisées à 5% par des architectes et à 95% par des Constructeurs. La part des architectes est en train de se développer.
Au départ, nous faisions une maison par an, maintenant une dizaine, en région parisienne.
Vous travaillez également en collaboration avec le réseau Qualité & Architecture (Q&A) sur un certain nombre de projets. Quelle est la spécificité de ce réseau d’experts ?
Nous sommes tous engagés dans le développement durable et la maîtrise des aspects environnementaux. Nous jouons la multiplicité et la complémentarité de nos compétences ainsi que la rapidité d’intervention. C’est cette démarche collective qui a abouti aux certifications de notre réseau ISO 9001 et 14001.
La norme ISO 14001 est le seul référentiel international reconnu pour le système de management environnemental. Basée sur le principe de l’amélioration continue, cette norme a pour finalité d’identifier, de vérifier et de maîtriser les aspects environnementaux de tout organisme et précise comment piloter l’ensemble du système.
La norme ISO 14001 implique non seulement une maîtrise des impacts liés à l’activité de l’entreprise mais aussi une réduction des nuisances. Nous proposons ainsi à tous nos clients, du particulier au maître d’ouvrage institutionnel, d’intégrer dans son projet au moins trois cibles environnementales : choix des procédés de construction et des matériaux de construction, choix des énergies renouvelables, gestion des eaux pluviales
Quels sont les formats d’échanges les plus utilisés aujourd’hui dans l’architecture ?
Aujourd’hui, on utilise principalement les formats “DXF“ et “DWG“ (dits propriétaires) et aussi le format PDF, copie numérique et conforme du projet qui permet de discuter avec son maître d'ouvrage et de valider notamment la phase esquisses. Ensuite, il sert à informer les entreprises sur l’avancée des chantiers.
Les formats “DXF“ et “DWG“ sont bien connus ainsi que leurs inévitables problèmes de transfert des données, de retranscription, de compatibilité de version, de pertes de données, de noms de calques plus ou moins compréhensibles, de difficultés de recollement d'implantation...
Vous êtes le vice-président de Mediaconstruct. Pouvons-nous faire le point sur les IFC aujourd’hui ?
Au cours de la conception, une même information peut être saisie à sept reprises par les différents intervenants… On pourrait multiplier les exemples qui sont autant de preuves des limites de nos modes d’échanges actuels et des défauts d’interopérabilité des logiciels utilisés par les professionnels. Au début des années 2000, une réponse internationale a été fournie aux problèmes de transfert avec les Industry Foundation Classes (IFC). Il s’agit d’une norme ouverte et publique qui équivaut dans la construction au XML bien connu dans d’autres domaines. Aux Etats-Unis, où sa diffusion s’est toujours montrée plus forte qu'en France, la General Service Administration a demandé dès 2006 que toute donnée relative à la construction et à la gestion du patrimoine des bâtiments placés sous sa tutelle intègre des données au format IFC.
En France, cette norme est promue par Mediaconstruct, association qui regroupe, outre les éditeurs les plus importants du secteur, les organisations et fédérations professionnelles des principaux acteurs de la construction.
Elle s'étend peu à peu à d'autres métiers (travaux publics, systèmes d'information géographiques). La norme étant assez souple, les éditeurs se sont donnés comme priorité la définition d'une méthodologie de bonne écriture d'un fichier IFC par métier.
La modélisation 3D semble de plus en plus indispensable à une bonne gestion du fonctionnement des bâtiments. Elle permet également d’assurer une meilleure compréhension des schémas d'électricité, de ventilation, de chauffage ou de gaz. Dans ce contexte, les IFC, avec leurs composantes 3D, intéresseront en particulier les exploitants de bâtiments très complexes (hôpitaux, aéroports, universités...).
L'idée, à terme, c’est de piloter le bâtiment depuis une maquette au format IFC sans avoir à se déplacer.
Vous avez mis les IFC en pratique sur le projet du collège de Vigny. Racontez-nous vos difficultés.
Patrick Terrier et moi-même, membres de Q&A, nous sommes associés pour répondre au concours lancé par le Conseil Général du Val d’Oise pour la construction du premier équipement public valdoisien HQE®, c’est-à-dire, le collège 600 de Vigny, implanté au cœur du Parc naturel régional du Vexin français.
Quand l’un travaille avec Archicad, sur Mac et l’autre avec un logiciel différent, sur PC, comment échanger ses fichiers ? Notre première idée : travailler en 3D, avec le standard IFC. Ces deux logiciels sont censés exporter et importer les informations.
Le premier test s’est révélé négatif. Nous n’avons pas beaucoup insisté car le timing d’un concours n’est décidément pas propice à l’expérimentation.
Ayant remporté ce concours, nous avons ensuite pu travailler en IFC de manière plus sereine, émaillé il est vrai de quelques incidents. Au final, nous avons pu livrer un DOE (Dossier des Ouvrages Exécutés) numérique interopérable.
Pourquoi la diffusion des IFC est-elle aussi lente ?
On peut effectivement s’interroger sur la lenteur de leur diffusion et l’attentisme qui se manifeste à leur égard. Chacun voudrait que l’autre essuie les plâtres.
Les architectes, les ingénieurs, les économistes, les pilotes de chantiers ont tous des profils et des contraintes spécifiques. La collaboration interprofessionnelle n’est pas simple et l’interopérabilité demeure encore virtuelle pour beaucoup.
Si certains restent réticents face à ces nouvelles pratiques, c’est essentiellement en raison du coût de l’achat de ces logiciels 3D et de la formation inhérente à l’utilisation de ces outils. Parallèlement, il est vrai que les NPIC (Nouvelles Pratiques de l’Information et de la Communication) engendrent de profondes modifications dans le process de travail, tant en interne qu’en externe. Il faut savoir manipuler divers logiciels de dessin et de rendu, ce qui n’est pas simple pour éviter d’amplifier les difficultés d’échanges et donc de partage.
La formation des divers acteurs aux nouvelles technologies est donc fondamentale.
Avec les IFC, il est nécessaire d’échanger par l’intermédiaire d’une plateforme. En effet, la maquette virtuelle du collège de Vigny par exemple pesait plus de 50 Mo et ne pouvait donc être échangée que par ce moyen ou par une adresse http spécifique.
Avec les IFC, chacun peut venir alimenter la maquette numérique d’un projet sur cette plateforme. Par contre, la validation n’appartient encore et toujours qu’au seul architecte qui reste donc, le véritable chef d’orchestre du projet.
Il y a encore beaucoup de progrès à faire mais les IFC sont l’avenir…
Construction modulaire
Le règne des composants préprogrammés
“Intuitif, productif, fiable, puissant, créatif...”, Bernard Moulié, Responsable CAO de Dassé Constructeur ne tarit pas d’éloges sur ArchiCAD. Evoluant dans le domaine de la construction modulaire, ArchiCAD et ses bibliothèques d’objets paramétrables ont en effet radicalement changé la manière de travailler du bureau d’études et considérablement augmenté sa productivité.
Votre société est spécialisée dans le modulaire industrialisé. Comment la production est-elle organisée ?
Créée en 1954 par René Dassé pour répondre aux besoins d’urgence de logements, l’entreprise Dassé Constructeur est spécialisée dans la construction de bâtiments modulaires et industrialisés, extensibles et transférables de projets scolaires, périscolaires, associatifs, sportifs ou industriels.
Le site actuel de production a été ouvert dans les années 1970 à Castets. Cette unité de 21 000 m² assure notamment la production des panneaux porteurs, de la charpente métallique et des composants en polyester qui servent de base à la construction.
La production industrialisée d’un bâtiment DASSE permet d’assurer à nos clients, une construction moins coûteuse et une mise en œuvre plus rapide qu’une réalisation traditionnelle, tout en limitant les nuisances et déchets sur chantier. Certifiée Qualibat “Maîtrise de la Qualité”, Dassé Constructeur est engagée dans une démarche HQE.
Vous avez assuré la mise en place d’ArchiCAD chez Dassé Constructeur. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
Chef de projet passionné d’informatique, je suis devenu le responsable CAO de la société en 1997, chargé de mettre en place un système productif, puissant, fiable et créatif.
En découvrant ArchiCad, nous avons tout de suite compris que ce logiciel intégrant la notion “d’objets paramétrables”, allait changer radicalement notre façon de travailler.
Pour cette mise en place, le plus important a été d’analyser et de recenser les paramètres dimensionnels et les prestations associées aux composants constituant notre système constructif.
Nous avons ensuite acquis les compétences en GDL, langage de programmation graphique qui nous a permis de créer nos propres objets paramétrables en intégrant de nombreuses options et variantes dans des limites bien définies.
Aujourd’hui, nos objets possèdent un haut niveau d’expertise, avec intégration de certaines règles métiers et gestion du comportement. De nombreux paramètres additionnels permettent de limiter le nombre d’éléments de bibliothèque, d’en faciliter l’utilisation, la gestion et d’améliorer le mode opératoire de saisie.
ArchiCAD constitue un élément clé de votre productivité. A quel niveau ?
Nous utilisons ArchiCad comme un véritable configurateur graphique et un “LEGO virtuel”. Nos projeteurs, utilisant des objets “taillés sur mesure”, sont plus réactifs et peuvent alors consacrer plus de temps à la conception du projet.
Certaines modifications peuvent être globales grâce à l’édition d’un seul ou de plusieurs paramètres de nomenclatures interactives.
Avec ArchiCad, notre bureau d’études commercial peut traiter plus de 1000 projets par an. Dans notre secteur d’activité, la réactivité est primordiale.
ArchiCad, dans sa version 12, améliore encore notre productivité en exploitant pleinement les capacités des machines multi-processeurs : le temps de calcul du modèle 3D est divisé par un facteur compris entre 2 et 4 sur nos PC bi-processeurs.
Vous définissez également ArchiCAD comme un véritable outil de communication. Dans quel contexte ?
Il remplit pleinement cette fonction, avec nos clients, nos partenaires extérieurs et en interne entre nos différents services.
La génération systématique de perspectives ombrées et d’images de synthèse permet à nos clients de mieux comprendre et d’imaginer leur futur projet.
ArchiCad gérant parfaitement le PDF, il est très simple d’intégrer un détail dans ce même format dans un projet ou une mise en page. L’export de plans au format PDF permet à nos chargés d’affaires de valider nos esquisses et projets très rapidement.
Afin d’accélérer la réalisation d’études, nous avons conçu un outil de recherche et de visualisation de projets PDF sur la base de critères spécifiques à notre activité (type de bâtiment, surface, prix global, prestations...).
ArchiCad est également une solution BIM complète qui offre tous les outils nécessaires pour assurer la coordination et l’accessibilité des informations dans un environnement intégré.
Tout d’abord, le nouvel outil de documentation 3D contribue à communiquer aisément en interne et avec nos partenaires extérieurs : maîtres d’ouvrage, consultants, sous-traitants… Nous pouvons en effet utiliser n’importe quelle vue 3D du modèle comme base de travail pour créer un document précis sur lequel il est possible d’ajouter des cotations, annotations comme tout autre élément 2D.
Ensuite, l’import IFC permet d’intégrer les modèles 3D issus de notre logiciel expert en charpente métallique, ainsi pas de re-saisie et une parfaite cohérence des données. Enfin, l’export des quantitatifs issus des modèles 3D et 2D est directement interfacé avec nos logiciels de chiffrage et de GPAO.
Pour la réalisation de vos images de synthèse, vous êtes un fidèle d’Artlantis. Qu’est ce que vous appréciez particulièrement ?
Nous avons opté pour un produit innovant et simple d’utilisation : Artlantis.
Parfaitement interfacé à ArchiCad, il nous offre des visualisations rapides et de grande qualité qui valorisent nos projets.
La facilité d’utilisation et l’intuitivité d’Artlantis 2 sont déconcertantes. La fenêtre de prévisualisation permet de contrôler en temps réel et en radiosité les moindres réglages de la scène : éclairages, ciels physiques, nuages, glisser-déposer de shaders ou d’objets 3D…
Nous réalisons toutes les images fixes avec Artlantis Render. Nous réservons la version Studio à la création de panoramas VR à 360°, de VR Objets et de films. D’un réalisme bluffant, ces rendus permettent de s’immerger complètement dans le projet.
Proposer des variantes d’un même projet à un client ne pose plus de problème.
Avec les effets de post-production intégrés, Artlantis dope notre créativité.
ArchiCAD, quelle que soit la taille du projet
L’agence Camborde Lamaison a clairement fait le choix du Virtual Building depuis longtemps. Pour ses équipes d’architectes et de dessinateurs, chargées en général de projets complexes, elle a choisi le pionnier : ArchiCAD.
L’une de ses architectes, Cécilia Aleix, qui conçoit ses projets avec ce dernier depuis l’ENSA, nous explique pourquoi.
Parlez-nous de vos débuts avec ArchiCAD ?
De 1994 à 2000, j’ai fait mes études à l’ENSA Toulouse, bien équipée en informatique, déjà à l’époque.
Les cours informatiques ne débutaient alors qu’en quatrième année. Je pense que maintenant ils sont intégrés au cursus beaucoup plus tôt, ce qui est une bonne chose.
Le principal logiciel de conception architecturale installé au laboratoire de l’école était ArchiCAD et c’est avec lui que nous pouvions réaliser notre projet de dernière année.
Ensuite, dans le cadre du programme Erasmus, j’ai complété ma formation par un stage d’un an à Barcelone où j’ai dû alors m’adapter à un autre logiciel, pour mieux revenir à ArchiCAD dans une agence en Andorre où j’ai débuté ma carrière.
ArchiCAD a toutes les fonctions dont un architecte a besoin. Il s’occupe de la technique et nous permet ainsi de donne libre cours à notre créativité.
Il y a un deux vous avez intégré le cabinet Camborde-Lamaison dont les architectes travaillent également avec ArchiCAD. Présentez nous l’agence.
La société Camborde-Lamaison a plus de 25 ans d’expérience dans les différents domaines de la construction.
Le cabinet de 23 personnes travaille sur des types de bâtiments très variés : équipements publics (aéroports, hôpitaux, gares de péage autoroutiers, universités...), habitations (logements privés et publics, hôtels...), lieux de travail (immeubles de bureaux, sièges sociaux, centres de recherche, usines, laboratoires…), bâtiments destinés aux commerces, à la culture et aux loisirs (centres commerciaux, palais des sports, conservatoires de musique, auditoriums, centres de loisirs…) et bâtiments divers.
L’attention du cabinet Camborde-Lamaison se porte avec méticulosité à tous les niveaux de la réalisation. C’est pourquoi, les architectes sont présents de la conception à la construction d’un bâtiment : le respect du budget, des plannings, ainsi que la qualité de la réalisation, sont des fondamentaux indissociables dans le cadre de la réussite des opérations qui nous sont confiées.
Utilisez-vous ArchiCAD quel que soit le type de projet ?
Les architectes et les dessinateurs de Camborde-Lamaison qui travaillent en maquette virtuelle n’utilisent tous qu’un seul logiciel : ArchiCAD. Comme nous l’avons déjà vu, l’agence gère des projets de tailles très différentes qui vont de la construction de l’aéroport de Pau (10 500 m2 pour un budget de près de 14 millions d’euros) au réaménagement d’une villa en hébergement hôtelier (1 200 m2 pour un budget de 2 millions d’euros).
ArchiCAD organise et gère le cycle de vie d’un bâtiment en intégrant les phases de conception, de construction et d'exploitation. L'initiative sert au final au maître d'ouvrage et au client qui réceptionnent un projet de qualité, réalisé sans surprise.
Nous travaillons avec ArchiCAD sur tous nos projets mais c’est vrai qu’il est encore plus indispensable pour gérer les projets complexes, notamment pour les mises à jour en temps réel entre les différents intervenants ou les enregistrements intermédiaires.
En effet, avec la maquette numérique du projet qui se construit au fur et à mesure, chacun peut constater visuellement l'avancement ou les modifications du projet. Grâce aux moteurs paramétriques d’ArchiCAD, toute modification apportée est automatiquement répercutée sur l'ensemble du projet, y compris les vues de modèle, les feuilles de dessin, les nomenclatures, les coupes, les plans et les rendus. Le processus d'itération et de révision des conceptions est donc rationnel. L'homogénéité entre le modèle et les documents afférents réduit considérablement les temps et les coûts, par exemple, de production des plans ou la saisie d’informations dans des systèmes extérieurs. Chaque erreur éventuelle est immédiatement visualisée.
Que vous apportent les nouveautés de la version 12 ?
Dans la mesure où l’interface reste toujours fondamentalement la même, les mises à jour ArchiCAD se passent en douceur.
La version 12 présente un certain nombre de nouveautés intéressantes.
Tout d’abord, la vitesse. Cette nouvelle version utilise à plein les capacités des processeurs multicœurs durant tout le processus de modélisation et de documentation. Les accélérations sont très nettes dans les navigations en 2D et en 3D, dans les calculs du modèle 3D, des façades et des coupes.
Vitesse également au niveau de l’affichage. La nouvelle technologie de manipulation des images bipmap et des hachures facilite considérablement l’affichage et la génération des mises en page. Ceci est particulièrement appréciable lors de la réalisation des carnets de mise en page de grande taille ou de documents au format PDF.
ArchiCAD 12 dispose d’ailleurs également d’un nouveau système de gestion des hachures et en propose de nouveaux types (transparentes, pleines ou imagées).
La documentation 3D ?
Avec cette nouvelle documentation 3D, nous pouvons maintenant utiliser n’importe quelle vue 3D du modèle pour base de travail pour créer un document sur lequel on peut ajouter des cotations, des annotations et tout élément 2D. Cette nouvelle fonctionnalité est très pratique pour nous qui avons besoin de communiquer, rapidement et précisément, avec nos clients mais également avec les maîtres d’ouvrage, les sous-traitants...
Et le nouvel outil « mur rideau » ?
Fondé sur une nouvelle technologie spécifique, ArchiCAD System Technology – qui préfigure un futur système de composants pour le bâtiment – ce nouvel outil de modélisation permet de concevoir et de documenter facilement un mur rideau. Il est organisé selon un système flexible et hiérarchique, constitué d'éléments physiques et d'accessoires. Ainsi, nous pouvons tout aussi facilement contrôler et modifier l’ensemble du système que le moindre détail. Quelques améliorations seraient quand même nécessaires sur les prochaines mises à jour (interface, modifications en 2D, simplicité…).
Votre agence utilise le logiciel de rendu Artlantis. Vous y avez en priorité recours pour des projets particuliers ?
En effet, dans l’équipe, les architectes qui ont besoin de faire des rendus ont choisi Artlantis. Ils s’en servent d’ailleurs nettement plus depuis la version 1.2.6 qui a intégré des personnages.
Ils l’utilisent surtout dans deux contextes bien différents.
Tout d’abord, nous répondons à un certain nombre de concours dans l’année. Les perspectives des projets de concours, qui sont très importantes, étaient dans un premier temps sous traitées à l’extérieur. Avec Artlantis, d’une utilisation relativement simple pour des rendus superbes, c’est maintenant réalisé en interne.
Ensuite, nous l’utilisons pour faire des insertions de vues pour les demandes de permis de construire.
Et quels sont les avantages dans le cadre de vos relations avec vos clients ?
ArchiCAD complété par Artlantis nous permet de présenter au client le projet tel qu’il sera une fois finalisé.
De plus, avec Artlantis, nous nous ajustons facilement à tout changement de demande d’un client puisque nous pouvons systématiquement récupérer les réglages précédents. C’est plus qu’appréciable lorsque les délais sont réduits.